dikomci
myriad of colliding ideas
myriad of colliding ideas
Aug 12th
In the last couple of years, I got gradually interested in tech conferences, not only because of the speakers, but also for the feeling of a new technology breeze blowing in for the 2-3 days it lasts. Attending in person, or watching it through Ustream and reading the live Twitter feed, you can feel that something is definitely happening there, as each conference is reaching new milestones.
This year, one of the main conference was definitely SXSW, not only for the mainstream conference, but also for the SXSH Social Health un-conference held during the event. It seems that the guys behind succeeded in making healthcare becoming a mainstream topic and the next SXSW will feature a one-day health track.
More interesting is the panel picking system where, after registering with the website, you can actually pick and choose the lectures you’d like to see during the conference. Reading the 82 panel proposals (and some of them from people well known in the healthcare industry twittosphere), you can get a good idea of the different topics of interest this year in the industry.
Here is the link: http://panelpicker.sxsw.com/ideas/index/7/category:Health
Aug 11th
Voilà typiquement une de ces belles histoires qui font le quotidien d’Internet aux US. Lundi dernier, dans la moiteur estivale du stade de baseball de Houston, un joueur envoie la balle dans les tribunes (pour ce qui me semble être un “home run”, les spécialistes décideront).
La balle prend donc la direction d’un jeune couple, et l’homme pour une raison aussi obscure que la cave de ma grand-mère, se lève, esquisse un premier geste pour s’emparer de la balle, puis s’en écarte au dernier moment. Résultat de sa chorégraphie: son amie la reçoit, non pas en pleine poire, mais dans le bras. Sa moue commence alors à passer au ralenti sur les écrans….
Et c’est là que l’effet magique se produit: tout a été enregistré et la chaine de télévision et ses journalistes se font une joie de voir et revoir les images (puisque le baseball c’est long et ennuyeux, c’est pas nouveau), de les commenter et de surnommer rapidement notre nouvel ami: “Bo the Bailer”, soit Bo le lâcheur en français.
Illustrant parfaitement “le quart d’heure de célébrité” prédit par Andy Warhol, Mashable nous explique que le visionnage sur YouTube est en train de décoller (plus de 100,000 à l’heure ou j’écris ces lignes), que le jeune homme a déjà une page Facebook pour devenir fan de son “acte”, et on peut même parier que la définition de “bailer” sur Urban Dictionary sera mise à jour rapidement. Aussi rapidement que celle d’HPOA si vous avez bien suivi les news de ce début de semaine (“Girl quits her job on dry erase board, emails entire office” et la suite).
Enfin bref, les médias sociaux c’est top. Surtout quand cela ne sert à rien, comme ici
Allez, puisqu’on a 2 minutes, on regarde la vidéo:
Aug 9th
Vendredi dernier, avec mes compères français du #hcsmeu / hcsmeu.com, nous nous sommes retrouvés à Paris pour célébrer la première année d’une aventure particulière. En effet, un an s’est écoulé depuis que Silja Chouquet et Andrew Spong ont lancé cette idée de think-tank sur Twitter permettant à tout un chacun de participer à diverses discussions sur la révolution engendrée par les médias sociaux dans le domaine de la santé, au sens large.
Une année donc, parsemée de discussions animées tous les vendredis, sur des sujets divers et variés, de belles rencontres, et pour ma part une année lors de laquelle ce tweetup m’aura permis d’appréhender un domaine et un milieu de manière beaucoup plus humaine, en nouant des conversations que je n’aurai certainement pas pu avoir en me cantonnant a mon poste de stagiaire au sein d’un laboratoire pharmaceutique.
Bref, nous nous sommes donc retrouvés côté francais pour célébrer ce premier anniversaire, tout en nous connectant virtuellement avec Bâle ou le chapitre suisse en faisait de même autour de Silja. Et à cette occasion, suite a une promesse faite avec Tiphaine et Denise en mars dernier lors de la conference de Berlin, nous avons eu le plaisir d’annoncer la création officielle du chapitre français. Cette officialisation nous permettra de nous retrouver une fois par mois en ligne (suivez le hashtag #hcsmeufr sur Twitter), et d’organiser un événement dans la “vie réelle” tous les trimestres.
Merci à tous ceux qui ont pu venir (@raphaellelaubie, @thibaudguymard, @pierreyves, @morganremedeo, @mselamnia, @simwyck, @meditwitt, @vmedvpharm et les co-organisatrices: @health20paris & @tiphainemf) et les excusés. La participation promet d’ores et déjà un bel événement pour le mois de novembre !
Pour plus d’informations, consultez la présentation de vendredi ci-dessous et visitez le wiki - http://hcsmeufr.wikispaces.com/ – créé spécialement pour le chapitre. Et si l’envie vous dit de participer, n’hésitez pas, tout le monde est bienvenu !
Aug 3rd
Un hiatus d’un mois, consécutif à quelques nouvelles orientations professionnelles (mise à jour prochaine de la page “À propos”), et me voilà de retour en profitant de la torpeur estivale parisienne.
Et le temps d’introduire un nouvel outil Twitter qui m’a été conseillé par Tiphaine, la blogueuse sanguinaire : il s’agit de Paper.li. Sur le même principe que de Twittertim.es dont j’ai parlé récemment, Paper.li vous livre sous forme de première page de journal les principales actualités en se basant sur les tweets des personnes que vous suivez.
Et en le comparant à Twittertim.es, on se rend compte que Paper.li fait très bien son job, en organisant les nouvelles par catégories, et en préchargeant les photos populaires partagées par les personnes que vous suivez.
Personnellement, je commence à l’utiliser quotidiennement avec le premier cité, et tout cela me rappelle la bonne époque lors de laquelle j’installais Morning Coffee sur mon Firefox, et prenais autant de plaisir à le programmer qu’à l’utiliser tous les jours. La seule différence maintenant est que je n’utilise quasiment plus les fils RSS et Google Reader (Scoble a fini de me convaincre l’année dernière) et qu’aujourd’hui, je n’éteins plus mon navigateur le soir. Ma prise d’informations sur le monde ne se fait donc plus seulement le matin, mais en continue, à toute heure de la journée
Ca me fait penser que j’essaierai de poster sur d’autres outils Twitter, notamment pour nettoyer et optimiser son compte, après avoir trouvé la méthode idéale pour le mien.
Jun 1st
Hier après-midi, j’ai eu l’opportunité de participer, même pour quelques minutes, au tweetup organisé par Denise Silber (qu’est-ce qu’un tweetup ? quelques définitions sur Urban Dictionary) au sujet du site web de conseils médicaux voulu par notre ministre de la santé, Roselyne Bachelot.
La principale question était de peser le pour et le contre d’une telle initiative. De mon côté, la réponse est simple, claire, nette et sans ambigüité. C’est OUI ! À vrai dire, cela revient un peu à demander dans les années 70 après l’avènement du téléphone s’il faut créer un annuaire.
Cependant, on peut déjà percevoir les premières levées de boucliers de part et d’autre du spectre du monde de la santé français. Les médecins vont s’offusquer de la création d’un site pour les « remplacer », les associations vont y voir des données de patients exploitées par les grands groupes pharmaceutiques, et ces derniers dans leur mansuétude légendaire ne vont même pas réagir (quand bien même ils y auraient au moins un intérêt éducatif, informatif et/ou d’investissement…). Bref, le contexte n’est certainement pas encore prêt. Tout comme il ne l’était pas pour le marché du téléphone portable à la sortie de l’iPhone.
Pour faire un peu de prospective, j’ai essayé rapidement de m’imaginer ce que pourrait être ce site pour devenir le portail de référence de la santé en France. Une sorte de Google de la santé organisé comme un portail (à la Yahoo) et proposant notamment :
À l’inverse, il me semble que ce site ne doit pas être:
Ces listes ne sont évidemment pas exhaustives, et le débat est ouvert. N’hésitez pas à partager votre avis dans les commentaires !
Et comment faire pour que ce site prenne forme, et rapidement ?
Le Figaro l’évoquait dans l’introduction de son article sur le sujet : « Bachelot veut créer un site web de conseils médicaux », il faut faire appel à des poids lourds de l’internet francais. Le gouvernement sait le faire. La preuve ? La collaboration entre le gouvernement et Skyrock (et ses skyblogs) pour s’adresser aux jeunes et les aider dans leur orientation avec Waka. Sans rentrer dans les détails et aléas de ce partenariat, la stratégie semble néanmoins bonne. Et dans notre cas, pourquoi ne pas s’imaginer que le Ministère de la Santé s’allie à un Doctissimo ou un Passeport Santé pour lancer son portail de santé publique ? À vrai dire, cela tombe sous le sens…
Parmi les risques à prendre, existe évidemment celui des médecins. Un bon portail ne se fera pas sans eux, mais n’aura absolument pas vocation à les remplacer non plus. Cependant, le succès dépend beaucoup de l’usage et des recommandations qu’ils en feront à leurs patients. Et pour ce faire, il faut que ce portail devienne simplement un outil de travail comme leur stéthoscope, leur blouse blanche, leur dossier patient, leur stylo. Et il doit donc regorger d’outils simples, d’informations pratiques, qu’ils puissent autant utiliser pour eux (les référentiels de la SNFGE pour les gastro-entérologues est une excellent exemple) que pour leurs patients (on peut s’imaginer que le docteur se connectant de son profil, fasse suivre des liens concus pour les patients en leur demandant leur adresse email pendant la consultation). C’est un des principes essentiels des médias sociaux, la rapidité et la facilité technique de partage de l’information.
Et pour que ce site devienne la référence en termes de santé en France, sa notoriété doit rapidement atteindre une taille critique. L’idée du standard et du numéro vert est évidemment à reprendre du NHS (le traitement des données et de leur confidentialité sera très important, mais la CNAMTS l’expérimente déjà avec Sophia) pour pouvoir atteindre les personnes non équipées pour naviguer sur le net. Après quelques mois de beta testing et de lancement progressif, une campagne de communication est également nécessaire. En s’appuyant sur les ARS, on peut même s’imaginer que ces dernières s’adressent à des agences locales pour relayer la campagne.
Une stratégie sur les réseaux sociaux est également de mise (avec des comptes Twitter, YouTube, DailyMotion et de belles pages Facebook pour drainer du trafic). Enfin, l’implication des patients et des professionnels de santé sera l’une des clés. Leur participation doit être envisagée dès le début et canalisée (pas contrôlée) par la proactivité d’une équipe efficace de community managers. Pour en apprendre davantage sur le community management, consultez ces deux sites de référence en francais : managerunecommunaute.com ou celui-ci en anglais : communitystrategist.net
Ainsi, lorsque vous en viendrez à vous poser une question, même simple, sur un sujet de santé, le premier reflexe sera d’aller sur la toile et de consulter ce site. Il se basera autant sur l’expérience partagée des internautes (les faire participer, témoigner, voter, etc…) que sur l’avis légitime de médecins (intervention comme experts, questions réponses), sans toutefois remplacer une consultation chez ce dernier (un beau disclaimer à mettre evidence sur la première page). Et on peut envisager une fonction fortement incitative à la consultation, lorsque le problème posé ne se règle pas facilement à coups de médicaments en vente libre.
Des exemples à suivre ? L’anglais NHS Direct est évidemment une référence puisqu’il est cité par la ministre. Mais il existe également dans d’autres pays des sites institutionnels similaires qui peuvent alimenter la réflexion.
À Singapour (dont le modèle du système de santé est plébiscité depuis des années, lire ces articles « The Singapore Model » par The American et Privatisation du système de santé – L’exemple de Singapour), le grand public dispose également d’un site internet d’information : Health Promotion Board, fournissant actualités, outils, annuaires et même des espaces personnalisés. Et ce qui fait la force de Singapour est cette démarche permanente de prévention et d’éducation. Cela peut paraître un peu simplet (Singapour est un peu le pays des bisounours), mais en allant sur
place on se rend compte que cela fonctionne !
À Hong Kong, on s’attend à ce que le patient soit « intelligent » et le site s’appelle donc Smart Patient. Au programme, un peu comme à Singapour mais un ton en dessous, beaucoup d’informations et de programmes éducationnels, et une emphase sur les maladies chroniques, le cancer, et la responsabilisation du patient que l’on encourage à contrôler sa santé et prendre contact avec des associations. Il doit certainement exister d’autres portails de ce type (l’approche de Everybody.co.nz en Nouvelle Zélande est intéressante, même si elle est le fait d’une entreprise privée), n’hésitez pas à les partager dans les commentaires.
Pour conclure, comment la mission doit-elle s’organiser pour remettre un rapport tenant la route ? Une consultation sur Internet relayée par une belle campagne de relations presse devrait y aider. Cela pourrait même prendre la forme d’un sondage anonyme ou pas. Et l’organisation d’un référendum informel (mailing avec bulletin réponse + enveloppe T) auquel la personne consultée répondrait en s’identifiant par son numéro de sécurité sociale serait une hypothèse à creuser !
Espérons donc que cette annonce de Madame Bachelot ne se limite pas qu’au simple impact que celle-ci a généré. Maintenant que son idée a été émise, le lancement d’un tel site s’impose comme une évidence à court terme !